Spécial Cérémonie 2018

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Lorsqu’une personne désire se marier, elle s’emploie des jours durant à trouver la bonne personne, à supplier D.ieu de lui ouvrir les yeux, pour lui envoyer son zivoug, celui qu’Hachem a décrété pour elle 40 jours avant sa venue sur terre. Cette démarche peut
prendre des mois, parfois des années pour certains.
Et pour d’autres, cela ressemblerait au fruit du “hasard” tant les choses se sont passées rapidement. En réalité, tout dépendra de ce que D’ ieu attend de chacun d’entre nous.
Enfin passés sous la houppa, le plus  » dur  » reste à venir, et cela, les mariés ne s’en rendent pas toujours compte. Un bon nombre d’entre nous imagine à tort que trouver son conjoint est le plus difficile.
En réalité, c’est faux, et nous le constatons tous les jours en voyant le nombre catastrophique de couples divorcer.
Garder, et rendre heureux notre conjoint, se révèle être une tâche plus complexe, qui demande un travail quotidien sur ses Midotes (qualités) et un apprentissage du don de soi.
Celui qui pense se marier pour ne faire que recevoir, se trompe.
Le mariage, c’est le don de soi, et c’est dans ce sens qu’il faut aller.
Le but est de rendre heureux l’autre, l’écouter, le comprendre. ‘Hazal ont dit: « Zakha ezer, lo zakha, kénégdo », qui veut dire: “s’il mérite, elle sera une aide, s’il ne mérite pas, alors elle sera contre lui”. (On entend plus fréquemment “ezer kénégdo”)
Lorsque D.ieu  »crée » la femme, Il la sectionne de l’homme, et la met en face de lui. Avant, la femme était collée à l’homme, dans son dos.
Ainsi, le couple marié se trouve après la ‘houppa, face à face et se renvoie une image, comme un miroir.
La femme, elle, est en réalité une envoyée de D.ieu qui doit aider l’homme à surmonter des obstacles et l’aider à se parfaire et à combattre son Yetser Ara (mauvais penchant) .
Puisqu’il “n’est pas bon pour un homme de vivre seul” (référence Béréchit), et que l’homme qui n’est pas encore marié n’a pas de bra’ha ( bénédiction), D.ieu lui envoie un “aide”, ezer .

Cette alliée, son épouse fera tout ce qu’elle peut pour préserver l’amour de son
mari. Il ne ressentira pas le besoin que ses yeux se dispersent “Vélotatourou aharé”, et que son coeur ne s’égare.
Lorsque la femme doit faire une remarque à son mari, et je dis bien “remarque” et non reproche, le mari qui souhaite avoir une alliée devra comprendre que du ciel on lui envoie un message.
C’est D.ieu qui souhaite qu’il se corrige.
Le mari qui n’acceptera pas ce que son miroir lui renvoie, ne sera pas méritant, et cette aide sera contre lui “kenegdo “, c’est-à-dire que les disputent commenceront.
Ici, on parle bien sûr d’une épouse humble qui ne prenne pas ce conseil à l’envers et qui ne donnerait pas à son mari une liste de points à corriger s’imaginant qu’elle est une éducatrice pour lui !
On parle ici d’une épouse remplie de émouna (foi), et de anava (humilité). Une femme qui garde sa place.
Vivre en couple, c’est accepter de grandir, de changer ensemble, et de savoir où est sa place.
Aussi, une notion fondamentale doit primer sur tout : le couple qui veut être pérenne, et heureux doit inscrire Hachem dans son quotidien et ce avant même le mariage.
Comment?
Avant de passer sous la Houppa, il s’agit d’avoir du mieux possible choisi son conjoint, puis respecter les règles de chomer neguia (pas de contact physique avant le mariage), ensuite, respecter la Nidda (éloignement lorsqu’une femme est en période interdite).
Etre chomer Shabbat (respecter Shabbat), est également une assurance d’avoir la bénédiction dans son foyer.
Intégrer D.ieu, c’est comprendre que le couple ne se résume pas à
1+ 1 = 1 mais est égal à 3.
Un homme et une femme mariés doivent inviter la Che’hina (présence divine) chez eux.
Cela passe aussi par avoir un Rav qui nous conseille et qui nous écoute en cas de doutes ou de conflits.

Un Rav qui craint Hachem et qui cherche le bien de l’autre.
La Torah qui nous a été donnée il y a plus de 3500 ans est éternelle.
Ce qui est gravé sur le parchemin n’est pas obsolète, mais doit être appliqué tous les jours dans notre vie comme un code pour être heureux.
D’ieu a pensé à tout ce qui est bon pour nous dans les moindres détails.
Pourquoi nous priver de ce passeport pour une vie joyeuse? !
Je conseille vivement aux couples avant leur mariage d’aller prendre des cours chez un Rav compétent, pour savoir comment se comporter en cas de difficultés, comment communiquer etc…
car un “code du bonheur” évite les accidents !
Je souhaite à tous les nouveaux mariés, une belle et heureuse vie, un foyer construit sur des bases solides, celles enseignées et transmises par nos Sages.
J’exprime tous mes voeux de réussite au journal Cérémonie juive qui oeuvre dans le sens de conseiller les couples juifs.
Rav David Touitou Chlita.

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