Le mois d’Adar

Le mois d’Adar est placé sous d’heureux auspices pour le peuple juif. Nos Sages ont déclaré : « Lorsque commence le mois d’Adar, il faut augmenter la joie. »

La particularité de ce mois est qu’il est le mois de la naissance (le 7 Adar) du Libérateur du peuple juif : Moché Rabbénou, Moïse. Cette heureuse conjoncture a en effet été à la source du miracle de Pourim (selon le commentaire de nos Sages à propos du funeste décret d’Haman qui devait tomber au mois d’Adar), et du miracle de Pessa’h (marquant la sortie d’Égypte, par l’intermédiaire de Moïse).

Qu’est-ce que Pourim ?

La fête de Pourim est célébrée chaque année le 14ème jour du mois hébraïque d’Adar (fin de l’hiver/début du printemps). Elle commémore le salut miraculeux du peuple juif, dans l’ancien Empire perse, lors du complot ourdi par Haman pour « détruire, exterminer et anéantir tous les juifs jeunes et vieux, enfants et femmes, en un seul jour. »

Un peu d’histoire

Après la destruction du premier Temple, les juifs vivaient en exil sous la domination perse dont l’empire s’étendait sur tout le monde antique. La capitale de cet empire était Chouchane (Suse).

A l’époque du miracle de Pourim le roi Assuérus régnait sur cet empire. Mordékhaï, le dirigeant spirituel des juifs en exil, travaillait à la cour du roi. Le roi, ayant répudié sa femme Vachti qui lui avait désobéi, choisit Esther, la cousine de Mordékhaï, pour devenir la reine de son royaume.

Les juifs péchèrent envers D.ieu en prenant part aux festins organisés par le roi à l’occasion de son intronisation. D.ieu les punit par l’intermédiaire d’Haman, premier ministre du roi. Haman nourrissait une haine féroce contre Mordékhaï qui refusait de se prosterner devant lui.

Haman, descendant d’Amalek et antisémite notoire, proposa au roi d’appliquer un décret d’extermination contre tous les juifs de son royaume. Le roi accepta.

Le funeste décret qui devait prendre effet le 13 du mois d’Adar, fut envoyé à toutes les provinces du royaume. A son annonce, les juifs affligés implorèrent l’Eternel et se repentirent sincèrement. D.ieu envoya alors le salut à Son peuple par l’intermédiaire de la reine Esther.

Celle-ci, à l’annonce de la nouvelle, décréta un jeûne de trois jours pour tous les juifs de la capitale. Gagnant les faveurs du roi, elle réussit tout-à-fait miraculeusement à mettre Haman en disgrâce, jusqu’à obtenir qu’il soit pendu, à l’endroit même où celui-ci projetait d’exécuter Mordékhaï.

Mordékhaï, placé au poste de premier ministre, fit envoyer à toutes les provinces du royaume une ordonnance royale selon laquelle les juifs du royaume étaient en droit, le jour venu, de se défendre contre leurs ennemis et de les éliminer.

Le 13 Adar qui devait être un jour terrible pour le peuple juif, se transforma en jour de joie. La terreur était semée parmi les ennemis. Tous les notables du royaume prêtèrent main forte aux juifs, et beaucoup de non-juifs manifestèrent leur désir de se convertir au judaïsme.

Dans tout le royaume 75 000 antisémites furent exterminés. Le lendemain, le 14 Adar, les juifs débarrassés de leurs ennemis, célébrèrent un jour de fête : Pourim.

A Chouchane, le 13 Adar, les dix fils d’Haman furent tués ainsi que de nombreux ennemis. Esther obtint du roi que, dans la capitale, les juifs puissent continuer à disposer de leurs ennemis le lendemain (le 14 Adar) comme ils l’avaient fait la veille, et que les dix fils d’Haman soient pendus. Le 15 Adar, les juifs de Chouchane célébrèrent un jour de fête : Chouchane Pourim.

Mordékhaï et les Sages de la génération consignèrent dans une « Méguila » (rouleau de parchemin) l’histoire de ce grand miracle ainsi que les mitsvot (commandements) qui devront être observées en souvenir de ce miracle. A la demande d’Esther ce rouleau fut intégré dans la série des Écritures Saintes. La « Méguila Esther » figure ainsi parmi les 24 livres sacrés de la Torah (« Tanakh »).

Ainsi fut instituée par nos Sages cette fête nommée Pourim (qui signifie « Sorts » en perse), en raison du sort jeté par Haman pour choisir une date (le 13 Adar) pour anéantir le peuple juif. Ce jour fut donc transformé, grâce à l’attachement inconditionnel des juifs à la Torah, en l’occasion d’introduire une fête supplémentaire à notre calendrier. La fête de Pourim compte parmi les sept mitsvot dites « De Rabbanane ».

 

Avant Pourim : Les « Quatre Parachiot »

Nos Sages ont institué, pendant le mois d’Adar, une lecture publique additionnelle le Chabbat matin, à quatre occasions. Ces quatre lectures portent le nom de « Quatre Parachiot ».

Deux de ces lectures ont été fixées avant Pourim (14 Adar) et sont en relation avec la fête de Pourim. Il s’agit de « Parachat Chékalim » et « Parachat Zakhor ». Les deux autres sont fixées après Pourim, et constituent une préparation au mois de Nissan qui suit, et à la fête de Pessa’h (15 Nissan). Il s’agit de « Parachat Parah » et « Parachat Ha’Hodech ».

Le souvenir

Le Chabbat précédant Pourim est celui du souvenir : Chabbat Zakhor, nous lisons à la synagogue l’histoire des Amalékites qui nous ont attaqués par pure haine. La Torah nous exhorte à ne jamais oublier ce mal, et à « effacer la mémoire d’Amalek ». Haman est un descendant d’Amalek, c’est la raison pour laquelle nous faisons cela avant Pourim. Cet important devoir religieux est un événement unique dans l’année, ne le manquez pas !

Les dates de la fête

Ainsi que mentionné dans l’historique, les juifs de Chouchane combattirent leurs ennemis le 13 et le 14 Adar, et n’eurent de répit que le 15 Adar, jour pendant lequel ils festoyèrent, alors que les juifs du restant du royaume prirent revanche sur leurs ennemis le 13 Adar, et festoyèrent le 14 Adar.

Pour marquer cette distinction, les Sages fixèrent la fête de Pourim au 15 Adar pour les juifs vivant dans des villes entourées de murailles, à l’instar de Chouchane, qui était alors une ville fortifiée, et au 14 Adar pour les juifs vivant à la campagne ou dans des villes dépourvues de murailles.

Les Sages décidèrent que le critère d’existence de murailles ne devait pas tenir compte de l’époque où le miracle s’était passé, par égard à la terre d’Israël qui était alors détruite. Ceux-ci fixèrent que les villes qui possédaient des murailles à l’époque de Josué (au moment de l’entrée du peuple juif en Terre Sainte) fêteraient Pourim le 15 Adar, même si ces murailles ont été détruites par la suite. Par contre, les villes qui ne possédaient pas de murailles à l’époque de Josué fêteraient Pourim le 14 Adar, même si des murailles ont été érigées par la suite.

Ce jour du 15 Adar, pendant lequel Pourim est célébré dans les villes à remparts, porte le nom de « Chouchane Pourim ».

 

 

Les devoirs de la fête

Selon les termes de la Méguila, la fête de Pourim fut fixée par les Sages comme jour de festin (« Michté ») et de réjouissances, à l’occasion duquel chacun enverra des mets à son prochain (« Michloa’h Manote »), et fera des dons aux pauvres (« Matanote LaEvyonime »).

A ces trois obligations s’ajoutent celle de faire la lecture publique de la Méguila (la veille au soir et le jour de Pourim), afin de publier le miracle de la fête, et celle de mentionner ce miracle dans le passage Al Hanissim intercalé dans la prière de la Amida et celle des actions de grâce (« Birkat Hamazone ») récitées après le repas.

La veille de la fête

Le 13 Adar (veille de Pourim) qui commémore le combat que les juifs durent livrer contre leurs ennemis, il est coutume de jeûner. Ce jeûne porte le nom de « Jeûne d’Esther ».

Le jeûne d’Esther

Pour sauver son peuple de l’extermination, Esther risqua sa vie en apparaissant devant le roi sans permission. Mais elle demanda d’abord aux juifs de jeûner pour elle pendant trois jours. Plus tard, lorsque les juifs combattirent leurs ennemis le jour précédant Pourim, ils jeûnèrent et prièrent de nouveau.

Cet important devoir religieux est un événement unique dans l’année. C’est pourquoi nous faisons le « Jeûne d’Esther » le jour qui précède Pourim. Toutefois, si Pourim tombe un dimanche, le jeûne est observé le jeudi précédent.

Jeûner est simple. Si vous êtes en bonne santé et déjà Bar ou Bat Mitsva, ne mangez pas et ne buvez pas de l’aube jusqu’à la tombée de la nuit.

 Détails techniques :

  • Ne jeûnez pas si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. Si vous êtes souffrant, consultez un rabbin. Mais même si vous êtes exempté de jeûne, passez-vous de friandises ce jour-là.
  • Vous pouvez vous lever avant l’aube et manger un morceau, à condition d’en avoir eu l’intention avant d’aller dormir.
  • Essayez de vous rendre à votre synagogue pour les offices du jour. Durant les prières du matin et celles de l’après-midi, nous ajoutons des prières relatives à ce jour, et lisons la Torah.

Le Ma’hatsit Hachékel : Demi-Chékel

En souvenir du « Ma’hatsit HaChékel » (Demi-Sicle) qui était jadis prélevé au mois d’Adar, on a coutume de faire un don symbolique à la Tsédaka l’après-midi du Jeûne d’Esther, ou avant de lire la Méguila, nous donnons à la charité trois pièces appelées des « demis » dans la monnaie du pays. Selon l’enseignement de nos Sages, ce fut grâce au mérite de la mitsva du « Ma’hatsit HaChékel » que les sombres projets d’Haman purent avorter.

 

Les Mitsvot de Pourim

 

  1. La lecture de la Méguila d’Esther

A la fin du jeûne, après la prière du soir à la synagogue, on écoute attentivement chaque mot de la Méguila, le rouleau d’Esther. Il n’est pas permis de commencer à manger avant d’avoir écouté la lecture de la Méguila, le soir de Pourim. Le lendemain matin, ou éventuellement plus tard dans la journée. On écoute à nouveau chaque mot de la lecture de la Méguila. C’est une obligation d’écouter la méguila deux fois, le soir et le matin,  en souvenir des juifs qui ne cessèrent d’implorer nuit et jour le Salut Divin. Cette obligation incombe aussi bien aux hommes qu’aux femmes.

Pourim, les enfants se déguisent (de préférence dans l’esprit de la fête).

  1. Michloa’h Manot

Ce n’est qu’après avoir écouté la Méguila que l’on procède aux autres Mitsvot de Pourim : on offre au minimum deux mets comestibles à au moins un ami, en passant par un intermédiaire : un homme à un homme, et une femme à une femme : ce sont les « Michloa’h Manot ».

  1. Matanot Laévyonim

On donne au moins une pièce à au minimum deux pauvres pour leur permettre de célébrer la fête, c’est : « Matanot Laévyonim ».

  1. Michté

Jeudi dans la journée, on se réunit pour prendre part au festin de Pourim dans la joie.

BON A SAVOIR : « Pourim Katane »

Lorsque l’année comporte deux mois d’Adar, Pourim est alors fêté en Adar II (afin de rapprocher la délivrance de Pourim de celle de Pessa’h au mois suivant). Le 14 Adar I porte néanmoins le nom de « Pourim Katane » (littéralement « Petit Pourim »). Le lendemain, le 15 Adar I, porte le nom de « Chouchane Pourim Katane ».

Ces deux jours sont considérés dans une certaine mesure comme jours de fête. Il y est interdit de jeûner, ou de prononcer des oraisons funèbres lors d’une inhumation.

De plus, on a coutume d’omettre pendant ces deux jours, ainsi qu’à l’office de Min’ha de la veille (le 13 Adar I), les supplications (« ta’hanoun ») qui sont normalement dites à la fin de la prière du matin et de l’après-midi.

Le passage Al Hanissim intercalé dans la prière du jour de Pourim, ne doit cependant pas être mentionné pendant ces deux jours. S’il a été dit par erreur, il n’y aura pas lieu de reprendre.

Pendant ces deux jours, il est bon de faire des repas plus copieux qu’à l’accoutumée, d’autant plus que le mois d’Adar tout entier (même Adar I) est une période de réjouissances.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ces « Pourim » que vous ne connaissez (peut-être) pas

D’Oran à Alger, de Narbonne à Basrah, panorama de ces Pourim locaux célébrés par les communautés juives à travers les âges.

Le récit du Pourim de Suze (Chouchan), tout le monde le connaît. Mais au cours de l’histoire du peuple juif, d’autres communautés juives à travers le monde ont décidé d’instaurer leur propre « Pourim » pour célébrer des sauvetages miraculeux qui se sont produits à différentes époques.

Pourim d’Oran

Nous sommes à Oran, en juillet 1830, au début du mois d’av 5590. Quelques semaines auparavant, les Français ont conquis Alger et ils se dirigent vers Oran, où la communauté juive est sous la menace d’une attaque imminente de ses voisins musulmans. Car s’il est un fait immuable dans l’histoire de l’humanité, c’est que lorsque les non-Juifs se sentent menacés, ce sont immédiatement les Juifs qui paient les pots cassés. Et quand le Bey d’Oran décide de quitter la ville, s’estimant dans l’impossibilité de la défendre, Oran et ses Juifs sont livrés à eux-mêmes.

Les Juifs sentent la tension et l’animosité de la population musulmane monte crescendo. Ils ont vent de projets de pillage et d’attaques de la part de leurs voisins. Réaction immuable elle aussi, face aux menaces, et au danger : la communauté juive se réfugie dans la prière. Durant toute une nuit, le 6 av, les Juifs d’Oran prient, supplient et réclament l’aide d’Hachem.

Le matin arrive, et là, c’est le silence total dans les rues d’Oran. Pas un Musulman dans les rues.
Il n’y aura pas de pogrom à Oran parce que ceux qui, hier encore, appelaient au massacre, se sont enfuis précipitamment lorsqu’ils ont entendu que l’armée française avait débarqué à Mers-El-Kébir le 29 juillet 1830, bien plus tôt que prévu.

Pour commémorer cet événement miraculeux, les milliers de Juifs d’Oran décident alors de célébrer leur propre Pourim, dont la date est donc fixée au 6 Av. À cette occasion, chaque rabbin d’Oran composa un poème et les dirigeants spirituels de la communauté décrétèrent que désormais, on ne lirait pas Ta’hanoun ce jour-là et que l’on instaurerait une cérémonie de Pidyon Néfech (rachat de l’âme). Le Dayan rav Messaoud Darmon rédigea à cette occasion un poème, le  » Mi Kamo’ha  », dont la structure rappelle un des plus célèbres chants liturgiques de Rabbi Yéhouda Halévy. Ce poème est lu jusqu’à aujourd’hui dans les synagogues de rite oranais le Chabbat qui précède le 6 av. Il est imprimé dans le Sidour Bet Ménou’ha.

les sages du Talmud préconisent : « Quand le mois d’Adar arrive, on redouble de joie. » (Traité Taanit p.29/a)

Comment parler de joie quand, tout autour de nous, l’ambiance est à l’inquiétude, voire à la peur de l’avenir ?

La solution finale d’Haman

Lorsqu’Haman présenta sa « solution finale » d’extermination du peuple juif au souverain A’hachvéroch, celui-ci eut quelques réticences à la mettre en application. Connaissant ses livres d’histoire, il craignait en effet que leur Dieu lui réserve le même sort que celui attribué aux autres persécuteurs d’Israël.

Mais Haman a bien ficelé son plan. En réponse aux appréhensions du monarque, il affirme : « Yechno am e’had méfozar ou méforad ben haamim – il y a là un peuple éparpillé parmi les nations ». Se basant sur une lecture homilétique du verset, le Talmud nous révèle que les paroles d’Haman dissimulaient en réalité une remarque stratégique au sujet du peuple juif.

Ne lisons pas « Yechno am e’had », mais « yachnou am e’had » qui signifie : « Il y a là un peuple endormi et désuni ». Si Haman se permet d’attaquer Israël, c’est parce qu’il est bien conscient qu’il souffre de léthargie spirituelle et de divisions internes. Que les valeurs qui font sa spécificité ne revêtent plus assez d’importance à leurs yeux. Et qu’il a donc une chance bien réelle de les vaincre.

Pour mener son funeste plan à exécution, il ne lui restait plus qu’à maintenir les juifs dans un sentiment de sécurité illusoire, à les laisser se complaire dans leur apathie et leur insouciance. Et il mettrait ainsi toutes les chances de réussite de son côté.

Ce qu’il ignorait c’est qu’il n’était pas le seul à avoir percé le maillon faible du peuple juif. Mordekhaï et Esther, en fidèles dirigeants du peuple juif, en prirent eux aussi conscience. Leur réaction ne se fit pas attendre : « Va rassembler tous les juifs !, supplie la reine d’Esther à trois jours de son audience avec A’hachveroch. Jeûnez pour moi, sans manger ni boire » (Esther 4, 16).

Les deux antidotes aux lacunes du peuple juif sont présents : l’union contre la division ; la prise de conscience, la prière et le recueillement contre la léthargie et la complaisance.

Un appel au réveil qui sauva les Juifs de Suse d’une annihilation certaine mais qui, de surcroît, exhorta de nombreux autres citoyens à embrasser la foi juive.

Pourim hier et aujourd’hui

Aujourd’hui, comme hier, les réponses juives face à l’adversité restent immuables : prise de conscience, réveil, prière, recueillement et unité.

Ne nous laissons pas bercer par un faux sentiment de sécurité. Prenons conscience du fait que les ennemis qui nous menacent aujourd’hui ne sont guère moins perfides qu’Haman. Réveillons-nous de notre torpeur, unissons-nous par la prière, par le recueillement, par le refus de voir nos droits bafoués, par le rejet catégorique de toute forme d’antisémitisme, par la lutte active contre tous ceux qui veulent délégitimer Israël.

Car la joie d’Adar préconisée par nos Sages ne renvoie pas seulement aux manifestations extérieures d’allégresse caractérisées par le folklore de Pourim, les déguisements des plus jeunes, les festins traditionnels arrosés de toasts. Elle s’incarne avant tout par la satisfaction profonde d’avoir su nous extirper de notre torpeur pour affronter la réalité avec maturité, pour unir nos cœurs et nos esprits dans l’espoir de métamorphoser nos destins.

Car la joie est ce sentiment qui émane lorsque nous vivons pleinement notre vie, lorsque nous prenons en main les rênes de notre existence, lorsque nous nous déclarons prêts à relever tous les défis qui se présentent à nous, comme nous l’avons fait tout au long de notre illustre histoire.

Antisémitisme, antisionisme, menaces nucléaires… Les menaces ne manquent pas. Mais un juif ne se laisse jamais abattre. Et encore moins à l’approche de Pourim ! Car quand arrive dans le mois d’Adar, l’heure n’est pas à la politique de l’autruche.

Quand nous menons la guerre contre l’Amalek qui sévit à l’intérieur de nous en cherchant sans cesse à nous refroidir, à nous enlever l’envie de prier avec force ou encore à nous couper dans notre désir de nous rapprocher de nos frères juifs, nous menons en vérité la guerre contre les Amalek en chair et en os  qui s’acharnent à vouloir remettre au goût du jour l’extermination des juifs.

Sortir de sa torpeur, affronter ses peurs, n’est-ce pas là l’essence de la joie du mois d’Adar ?

 

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