Fiançailles / henné

 

La cérémonie du henné trouve sa source dans les pays musulmans où on lui attribue une action contre le mauvais œil. Chez les juifs, on retrouve surtout la coutume du henné dans les mariages séfarades traditionnels. Le henné marque le début des festivités du mariage.

Par cet acte, la fiancée entre dans sa future famille.

 

La cérémonie du henné a été reprise chez les juifs qui lui accordent une signification importante.

 

La Michna 6 de la Guemara Chabath (chap. 2) – que nous lisons tous les vendredis soirs dans l’ordre de la prière – nous enseigne que : “Pour une des trois transgressions qui suivent, les femmes peuvent mourir en couches : si elles ne font pas attention à l’impureté périodique (les règles de nida), au prélèvement d’un morceau de pâte de pain (la ‘hala) et à l’allumage des bougies de Chabath ((h)adlakate haner).”

 

Une fois mariée, il est du devoir de chaque femme juive de prendre garde à ces trois mitswoth (commandements).

 

Les trois étapes de la cérémonie du henné font référence à ces derniers :

 

–  On prélève un morceau de henné de la pâte préparée à l’avance et à laquelle on donne parfois la forme de dragées. On applique ce morceau de pâte dans la paume de la main droite de la mariée…

Cela correspond au prélèvement de la pâte à pain et à la mitswa de la ‘hala.

 

–  On pose une pièce d’or sur la pâte de henné. La couleur or de la pièce nous fait penser à la lumière des bougies…

Cela correspond à l’allumage des bougies de Chabath et à la mitswa de (h)adlakate haner.

 

–  On recouvre le tout d’un ruban rouge. La couleur rouge évoque celle du sang…

Cela correspond aux lois de la pureté familiale et à la mitswa des lois de nida.

 

En hébreu, le henné se prononce “‘hené”. Ce mot possède la même racine que le prénom ‘Hanna. Les initiales de ce prénom signifient:

 

–  ‘Ha: ‘Halla;

 

–  NN: Nida;

 

–  A(H)Adlakate haner.

Le rite du henné se traduit différemment suivant les origines. Les coutumes sont multiples : chez les Ashkénazim, les mères des fiancés ont l’habitude de casser une assiette. Chez les Séfaradim, on pose du henné sur les mains des fiancés et des invités (en particulier les jeunes hommes et jeunes filles à marier).

Certains Ashkénazim ont la coutume de signer un accord appelé Tnaïm au cours de cette soirée. Ce document tout prêt peut être photocopié à partir de livres de coutumes ashkénazes.

La bague de fiançailles ne sera pas donnée directement par le fiancé à sa fiancée mais par l’intermédiaire de sa mère.

Il est important de remercier celui ou celle qui vous a présentés tout en lui offrant un présent.

 

 

La coutume veut qu’un repas de fête soit organisé notamment avec la proche famille. Autrefois,  cette fête se déroulait chez les parents de la jeune fille. De nos jours, la fête du henné est en général organisée dans une salle de réception compte tenu du nombre important d’invités.

Les fiancés sont généralement parés de tenues orientales chatoyantes qui, là aussi, font référence aux vêtements traditionnels portés à l’époque par les fiancés.

La cérémonie du Henné est l’occasion pour le fiancé d’offrir les fameuses corbeilles de cadeaux. Il est de coutume d’en consacrer une pour sept paires de chaussures, les autres corbeilles étant généralement remplies de bijoux, parfums, lingeries, vêtements, produits de beauté, articles religieux….

Il est d’usage également de distribuer des dragées et une feuille de henné aux filles encore célibataires de la famille, assurance d’un mariage prochain…
La mère du fiancé prépare le henné pour la cérémonie, ajoutant à la poudre de henné moulue de l’eau et des parfums, pour en faire une pâte noire-verdâtre odorante. La future belle-mère pose dans la main de la fiancée un peu de cette pâte de henné

NB : si la kala fait son henné proche de son mikvé, qu’elle ne s’inquiète pas pour des problèmes de hatsitsa (écran). La kala se lavera bien la main en frottant pour enlever tout le henné qu’elle peut. Si de la couleur reste ensuite imprégnée dans sa main, elle ne sera pas considérée comme faisant écran pour le mikvé (Rav Shalom Messas zatsal).